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Kananga : Willy Wishiya accuse, le commissaire provincial de la PNC dément et livre sa version des faits

Une altercation survenue mardi soir à proximité de la station Mona Luxe, à Kananga, oppose désormais publiquement le député provincial Willy Wishiya Bakatushipa au commissaire provincial de la Police nationale congolaise (PNC), le général Mike Magnat Kabeya Tshianyi.

L’affaire a éclaté après une publication, vers 23h30, d’un message de l’élu provincial de Kananga sur ces plateformes, qui affirme avoir été agressé et menacé par le responsable de la police provinciale. Des accusations que le général Kabeya Tshianyi rejette catégoriquement, donnant une version sensiblement différente de la scène.

Le député dénonce une agression et une menace avec arme

Dans son message, Willy Wishiya affirme s’être rendu, aux environs de 22 heures, dans une boulangerie située à proximité de la station Mona Luxe pour acheter du pain.

Il soutient avoir été pris à partie par le commissaire provincial et certains de ses gardes.

Sur les lieux, j'ai été violemment brutalisé, humilié, insulté et giflé par le Commissaire provincial de la Police Nationale Congolaise et ses gardes, écrit-il.
Selon son récit, la situation aurait ensuite pris une tournure particulièrement grave. Le député affirme que le commissaire provincial aurait brandi son arme et aurait menacé de faire feu.

Je dois créer un scandale, aurait déclaré, selon lui, le commissaire provincial, avant d’ajouter :  Kende ofunda nga bisika nyoso olingi ofunda 
Willy Wishiya affirme que l’intervention du commandant-ville, le major John, lui aurait permis de quitter les lieux.

Estimant avoir été victime d’une « tentative d’atteinte à l’intégrité physique d’un élu du peuple », le député a appelé les parlementaires à intervenir auprès du ministère de l’Intérieur. Il réclame également le départ du commissaire provincial.

Le général Kabeya : « C'est du mensonge »

Après plusieurs heures de silence, le commissaire provincial de la PNC a livré sa version des faits. Il qualifie les accusations du député de mensongères et réfute notamment avoir sorti son arme contre lui tout en affirmant qu'il était en tenue civile" djoking ,et babouches.

D’après son récit, l’incident aurait débuté lorsqu’il s’est rendu à Mona Luxe, accompagné de son chauffeur et son garde du corps. Un véhicule stationné devant sa jeep de commandement aurait empêché cette dernière de sortir.

Le chauffeur aurait demandé au conducteur de laisser la route sans solution et sous prétexte que celui qui était à bord du véhicule n'avait pas compris, le garde du corps du commissaire aurait parti de près pour demandé au conducteur de déplacer son véhicule.

C’est à partir de cette demande que, selon le général Kabeya, le ton serait monté. Il affirme que le député Willy Wishiya serait intervenu et aurait insulté le policier.
tala nga eloko oyo,Imbécile, mal éduqué. Moi, je ne bouge pas d’ici,
rapporte le commissaire provincial, attribuant ces propos à l’élu.

Le général affirme être alors descendu de son véhicule pour comprendre la situation. Il soutient que le député lui aurait ensuite rappelé son statut d’élu et aurait tenu des propos menaçants à son égard.

Tu vas quitter cette province et tu seras remplacé,

aurait notamment déclaré, selon lui, Willy Wishiya.

Le commissaire provincial nie toutefois avoir menacé le député avec son arme.

Il ne représentait aucune menace. Pourquoi devrais-je sortir mon arme ? , se défend-il.
Des témoins potentiels au cœur de l'affaire

L’un des éléments susceptibles d’éclairer cette confrontation réside dans les témoignages des personnes présentes au moment des faits.

Le général Kabeya affirme notamment que le commandant-ville, le major John, ainsi que des responsables de l’ANR présents dans les environs et plusieurs vendeurs de pain et de fruits pourraient témoigner sur le déroulement de la scène.

Ces témoignages pourraient permettre de départager les deux récits, notamment sur la question centrale de savoir qui a provoqué l’altercation et si une arme a effectivement été brandie ou utilisée pour menacer l’élu.

Une affaire qui dépasse le simple incident

Au-delà des accusations personnelles, cette affaire met en lumière une question plus sensible : celle des rapports entre les représentants élus et les forces de sécurité dans l’exercice de leurs fonctions.


Dane News | ✍️ Rédaction

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