Le procès FRIVAO prend un tournant décisif. Ce mercredi 19 août devant la Cour de cassation, la République démocratique du Congo, constituée partie civile, a demandé la condamnation de Constant Mutamba, ancien ministre de la Justice, et de Chançard Bolukola, ancien coordonnateur ad intérim du FRIVAO, ainsi que la restitution des fonds présumés détournés dans le cadre de la gestion de ce fonds destiné à indemniser les victimes des activités illicites de l’Ouganda en RDC.
À l’ouverture des plaidoiries, l’État congolais a ainsi clairement exposé ses attentes dans une affaire dont l’enjeu dépasse les seules responsabilités individuelles. Au cœur du dossier figurent des décaissements présumés irréguliers portant sur des ressources destinées à réparer les préjudices subis par les victimes congolaises. Pour la RDC, la priorité est désormais de faire établir les responsabilités et de récupérer les sommes qui auraient été indûment soustraites.
Cette nouvelle étape intervient après l’instruction du dossier et ouvre la phase des plaidoiries, au cours de laquelle chaque partie présente ses arguments sur les faits, les preuves et les conséquences juridiques et civiles qui pourraient en découler. Constant Mutamba et Chançard Bolukola rejettent les accusations formulées contre eux et demeurent présumés innocents jusqu’à une éventuelle décision définitive de condamnation.
Derrière ce procès se joue donc une question essentielle : le sort des fonds destinés aux victimes et la responsabilité dans leur gestion. La Cour de cassation devra désormais trancher sur la base des éléments du dossier et déterminer si les infractions poursuivies sont établies. Son verdict sera particulièrement scruté, tant pour les prévenus que pour les victimes qui attendent réparation et pour la crédibilité de la gestion des fonds publics consacrés à leur indemnisation.
Dane News | ✍️ Rédaction
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