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Réformes constitutionnelles en RDC : Tshilumbayi face à la communauté universitaire de l’UNIKAN

Le premier vice-président de l’Assemblée nationale, le professeur Isaac Jean-Claude Tshilumbayi, a animé, jeudi 27 août 2026, une conférence universitaire à l’Université de Kananga (UNIKAN), en présence des étudiants, enseignants et de plusieurs invités.

Les échanges ont porté sur les réformes constitutionnelles envisagées en République démocratique du Congo et leur contribution au développement du pays.
‎Dans son mot d’ouverture, le recteur ad intérim de l’UNIKAN, Professeur renatus bakenge kankonde, a souhaité la bienvenue au premier vice-président de l’Assemblée nationale et aux différents participants. Il a également salué les efforts consentis pour la modernisation des infrastructures universitaires de Kananga et exprimé, au nom de la communauté universitaire, sa reconnaissance au président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Prenant la parole, Isaac Jean-Claude Tshilumbayi s’est dit heureux de retrouver l’Université de Kananga, dont il a souligné la transformation des infrastructures.
La dernière fois que je l’ai fréquentée, c’était pratiquement l’antiquité ici. Là, je me retrouve dans ces infrastructures extramodernes, a-t-il déclaré.
‎Le professeur Tshilumbayi a ensuite centré son intervention sur la Constitution congolaise et les réformes institutionnelles. Il a rappelé que l’actuelle Constitution avait été élaborée dans un contexte de guerre, avec notamment pour objectif de mettre fin aux conflits et de garantir des institutions stables et légitimes.
‎Selon lui, les difficultés institutionnelles et politiques observées au fil des années démontrent la nécessité d’une réflexion profonde sur le texte fondamental. 
Notre Constitution n’offrait plus le cadre de recours ultimes en cas de problèmes, lorsque les gens au sein de l’État se tiraillent autour des compétences des institutions, a-t-il soutenu.
‎Abordant les conditions dans lesquelles la Constitution actuelle a été élaborée, le premier vice-président de l’Assemblée nationale a livré une critique particulièrement sévère de certains acteurs impliqués dans ce processus. Il estime que leur passé lié aux conflits armés dans l’Est du pays a contribué à envoyer un mauvais signal à la jeunesse congolaise.
‎Pour Isaac Jean-Claude Tshilumbayi, cette situation doit changer afin d’éviter que la guerre et la violence soient perçues comme des moyens d’accéder aux responsabilités publiques. « Il faut une rupture », a-t-il martelé, plaidant pour une nouvelle approche fondée sur les valeurs républicaines et l’exemplarité.
‎Le conférencier a toutefois précisé qu’il ne plaidait pas pour un pays sans Constitution, mais pour l’adoption d’un nouveau texte fondamental. 
La Constitution, c’est la loi fondatrice. C’est le texte de référence, a-t-il expliqué, estimant qu’elle doit demeurer la principale référence dans la gouvernance du pays.
‎Il a également estimé que plusieurs acteurs politiques et sociaux congolais remettent déjà en question, d’une manière ou d’une autre, la Constitution actuelle. À ses yeux, cette situation justifie l’ouverture d’un débat national sur la possibilité d’adopter une Constitution moderne, capable de renforcer la stabilité et la prévisibilité des institutions.
‎Cette conférence universitaire s’est clôturée sur des échanges entre le professeur Isaac Jean-Claude Tshilumbayi, les étudiants et les autres participants. Les discussions ont notamment porté sur la réforme constitutionnelle, la stabilité institutionnelle et la nécessité de privilégier les mécanismes républicains dans la résolution des crises politiques en République démocratique du Congo.

Dane News | ✍️ José kaka

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