Réunies à Kananga dans le cadre d’une séance d’échanges organisée par FMMDI avec l’appui de l’UNFPA et de la KOICA, les femmes leaders d’opinion ont placé la question des décès maternels au cœur de leurs préoccupations. Elles ont notamment dénoncé le manque de personnel qualifié, bons équipements l’insuffisance des médicaments et les difficultés liées à la prise en charge du personnel de santé, appelant l’UNFPA à renforcer son accompagnement du système sanitaire.
La question des décès maternels s’est imposée au cœur des échanges entre les femmes leaders d’opinion du Kasaï central et le Représentant pays de l’UNFPA en République démocratique du Congo, Alain Akpadji, en mission dans la province.
Cette rencontre, organisée par FMMDI dans le cadre de la mise en œuvre du projet appuyé par la KOICA et l’UNFPA, visait notamment à renforcer l’autonomisation des femmes et des jeunes filles ainsi que la promotion de leurs droits.
Au cours des échanges, les participantes ont attiré l’attention sur la persistance des décès maternels et les difficultés auxquelles sont confrontées les femmes enceintes dans plusieurs structures sanitaires. Elles ont notamment évoqué l’insuffisance de personnel qualifié et le manque de médicaments, y compris dans le contexte de la mise en œuvre de la gratuité de la maternité.
Pour ces femmes leaders, l’amélioration de la prise en charge ne devrait pas seulement reposer sur la gratuité des soins. Elle nécessite également des structures sanitaires suffisamment équipées et un personnel compétent et motivé.
Elles ont ainsi appelé l’UNFPA à renforcer sa veille sur les conditions de fonctionnement des hôpitaux, notamment en ce qui concerne la disponibilité des médicaments,des équipements,la présence d’un personnel qualifié et les conditions de travail des prestataires de santé.
La question de la rémunération du personnel non payé a également été soulevée. Selon les participantes, l’absence de salaire ou l’insuffisance des primes peut affecter la motivation des agents et, par conséquent, la qualité des soins offerts aux patientes.
Au-delà de la santé maternelle, les discussions ont porté sur la santé sexuelle et reproductive, la lutte contre les violences basées sur le genre, les stratégies d’autonomisation socio-économique des femmes ainsi que la mobilisation autour du deuxième Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH2).
Cette dernière démarche est présentée comme une opportunité de mieux documenter les réalités et les besoins des femmes afin de favoriser leur prise en compte dans les politiques publiques.
Pour l’UNFPA, cette rencontre a également constitué une occasion de recueillir directement les priorités exprimées par les femmes leaders issues de différents secteurs de la vie sociale, en vue d’adapter les stratégies d’accompagnement en faveur de leur autonomisation.
De son côté, FMMDI réaffirme son engagement à poursuivre son action en faveur de la dignité, des droits et de l’autonomisation des femmes et des jeunes filles au Kasaï-Central.
Dane News |✍ Godelieve Kabanyishi
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