La justice populaire refait surface dans le territoire de Kazumba, au Kasaï-Central. Dans la nuit de mercredi à jeudi 10 septembre 2026, aux environs de 23 heures, un homme présenté comme un présumé bandit a été tué par une foule en colère à la mission catholique de Mikalayi-Mfuki, dans le secteur de Muswa-Swa.
Selon les témoignages recueillis, l’homme, identifié comme Muamba Tshamuambe, alias « Tshia-Muambe », aurait tenté de s’introduire au couvent des religieuses dans le but présumé de commettre un vol. Alertées, les sentinelles l’auraient poursuivi jusqu’aux environs de l’orphelinat, où il aurait finalement été maîtrisé.
La situation aurait ensuite dégénéré. Le présumé voleur a été soumis à des violences par la population avant d’être brûlé vif.
L’incident suscite l’indignation de la Société civile Forces Vives de Kazumba. Son président, Augustin Ntumba, condamne fermement le recours à la justice populaire et appelle la population au calme.
Pour la société civile, cet acte met également en évidence les préoccupations liées à la sécurité des personnes et de leurs biens dans la région. Elle exhorte les autorités compétentes à renforcer la présence sécuritaire et à prendre leurs responsabilités afin d’éviter que les citoyens ne se substituent aux institutions judiciaires.
La société civile invite par ailleurs la population à dénoncer les actes criminels auprès des services compétents et à laisser la justice établir les responsabilités.
La justice populaire, interdite par la loi, demeure un phénomène préoccupant dans plusieurs milieux, avec des conséquences souvent irréversibles pour les personnes mises en cause, qu’elles soient coupables ou non.
Dane News ✍️ José kaka
0 Commentaires