Le président du Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC), Christian Bosembe, a rappelé lundi 12 octobre 2026 à Kinshasa que la liberté de la presse ne confère aucune immunité judiciaire aux journalistes en cas d’infraction. Il s’est exprimé lors d’une table ronde nationale consacrée à la sécurité et à la responsabilité des journalistes à l’épreuve de la justice et de la sécurité.
Pour le président du CSAC, la qualité de journaliste ne dispense pas du respect des lois en vigueur en République démocratique du Congo. Il estime que les professionnels des médias mis en cause dans des affaires judiciaires doivent répondre de leurs actes, tout en bénéficiant des garanties prévues par la loi.
On évoque souvent l’arrestation des journalistes comme s’ils bénéficiaient d’une immunité particulière. Non, être journaliste ne signifie pas être au-dessus de la loi. Un journaliste qui commet une infraction doit, comme tout citoyen, répondre de ses actes dans le respect de la loi et des garanties judiciaires, a déclaré Christian Bosembe.
Il a également insisté sur la nécessité d’examiner les dossiers sur la base des faits et des éléments disponibles, plutôt que de tirer des conclusions sans disposer de toutes les informations nécessaires.
Nous ne pouvons pas nous prononcer sur un dossier sans disposer des éléments nécessaires. Il faut dire la vérité et examiner les faits, a-t-il souligné, déplorant que certains acteurs refusent, selon lui, d’aborder certaines questions de fond.
Cette prise de position intervient dans un contexte où la protection des journalistes, le respect de la liberté de la presse et la responsabilité des professionnels des médias alimentent les débats en RDC.
Le défi consiste à concilier la lutte contre les infractions, le respect des procédures judiciaires et la protection des journalistes contre les arrestations arbitraires ou les pressions liées à leur travail.
Dane News| ✍️ Félix Mulumba











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