Dans une prise de position ferme, il a défendu la légitimité du pouvoir en place, rappelant que Félix Tshisekedi a accédé au pouvoir à l’issue des élections de 2018 avant d’être réélu en 2023, conformément aux dispositions légales.
S’agissant de l’interprétation de la Constitution, Ivan Ilunga a vivement critiqué la posture de Joseph Kabila, l’accusant de promouvoir une lecture « dangereuse » de l’article 64. Selon lui, cette interprétation pourrait encourager des dérives insurrectionnelles.
« Il n’y a aucun pouvoir pris par la force en République démocratique du Congo », a-t-il insisté.
Le président du RSD s’est toutefois montré favorable à une réforme constitutionnelle, à condition qu’elle respecte strictement les procédures prévues par la loi. Il estime que certaines dispositions, notamment les articles 64 et 74, comportent des failles et méritent d’être réexaminées dans l’intérêt du pays.
Dans un ton plus critique, Ivan Ilunga a également accusé Joseph Kabila de « confondre les époques » et a dénoncé ce qu’il qualifie d’« appel à la haine » à travers certaines de ses déclarations.
Par ailleurs, il n’a pas épargné Delly Sessanga, qu’il décrit comme un acteur politique « inconstant ». Il lui reproche notamment d’avoir changé de position sur la question de la révision constitutionnelle, alors qu’il en était auparavant un défenseur. Selon lui, cette posture ne constitue pas un exemple pour la jeunesse politique congolaise.
Enfin, Ivan Ilunga affirme qu’au-delà des clivages politiques, une majorité de Congolais soutiendrait la vision du chef de l’État, notamment en ce qui concerne la nécessité de réformer la Constitution dans l’intérêt national.
Ces déclarations interviennent dans un contexte de débats de plus en plus vifs autour d’une éventuelle révision de la loi fondamentale en République démocratique du Congo, une question qui continue de diviser la classe politique et l’opinion publique.
Dane News |✍️ Albert Muluba











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