À l’occasion de la Journée internationale de sensibilisation aux mines antipersonnelles, célébrée chaque 4 avril, le Centre congolais de lutte anti-mines a organisé à Kananga une sensibilisation visant à alerter la population sur les dangers liés aux engins explosifs.
Cette initiative intervient dans un contexte marqué par les séquelles de conflits armés passés, notamment la guerre de l’AFDL et les violences liées au phénomène Kamwina Nsapu qui ont laissé sur le territoire des mines antipersonnelles et autres restes explosifs de guerre, toujours menaçants pour les populations civiles.
Le 4 avril, les Nations Unies consacrent cette journée à la sensibilisation contre les dangers des mines. Nous sommes ici pour informer et protéger la communauté du Kasaï-Central
a expliqué Madame Rose Okito, coordonnatrice provinciale du Centre congolais de lutte anti-mines.
Selon elle, plusieurs enquêtes ont permis d’identifier les zones les plus affectées.
En 2013, le gouvernement congolais a mené une enquête nationale sur la contamination par les mines et les armes à sous-munitions. Notre participation a confirmé la présence de nombreux engins dangereux
a ajouté Madame Okito.
Le message reste simple et essentiel éviter tout contact avec les objets inconnus et alerter les services spécialisés. La vigilance et la coopération des populations sont indispensables pour sécuriser les zones à risque.
Cette démarche contribue non seulement à la protection des habitants mais participe également à l’objectif d’un territoire sans mines, condition nécessaire pour instaurer un climat de paix durable et favoriser le développement des communautés du Kasaï-Central.
Dane News | ✍️ Rédaction













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