Dans la ville de Kananga, l’automédication gagne du terrain chez de nombreux jeunes qui, pour soulager rapidement une douleur ou un malaise, consomment des médicaments sans prescription médicale. Une pratique qui paraît anodine, mais qui représente un véritable danger pour la santé.
Cette habitude s’explique notamment par la difficulté d’accès aux soins de santé, le manque de moyens financiers ainsi que la facilité d’obtenir certains médicaments sans ordonnance. À cela s’ajoutent l’influence de l’entourage et les conseils diffusés sur les réseaux sociaux, qui poussent plusieurs jeunes à se traiter eux-mêmes sans consultation médicale.
Selon Dr Célestin Tshindumba Beya, l’automédication constitue une pratique risquée puisqu’elle s’effectue sans diagnostic médical préalable. Il explique que de nombreux jeunes ignorent les doses appropriées ainsi que les effets secondaires des médicaments qu’ils consomment.
Parmi les produits les plus utilisés figurent le paracétamol, l’ibuprofène et les Ibucaps. Pris de manière excessive ou associés sans contrôle médical, ces médicaments peuvent provoquer de graves conséquences, notamment l’insuffisance rénale, des troubles digestifs, des lésions de l’estomac, des ulcères et parfois des intoxications sévères.
Face à cette situation, le spécialiste appelle les jeunes à la prudence et recommande de toujours consulter un professionnel de santé avant toute prise de médicament. Il insiste sur le fait que l’automédication peut transformer une douleur bénigne en un problème de santé grave et durable.
Dane News| ✍️ Monique Tshitende












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