L'aéroport international de Bangoka, à Kisangani, dans la province de la Tshopo, a été visé une nouvelle fois par une attaque attribuée à la rébellion de l’AFC/M23, faisant craindre une extension du conflit armé vers des zones jusque-là relativement épargnées.
D’après plusieurs sources sécuritaires et médiatiques, des drones kamikazes auraient été utilisés pour frapper cette infrastructure stratégique, utilisée à la fois pour les activités civiles et militaires. Dans un communiqué diffusé ce samedi, l’AFC/M23 a revendiqué l’opération, affirmant avoir ciblé un centre de commandement de drones des FARDC installé au sein de l’aéroport. Le mouvement rebelle soutient que cette plateforme servirait à coordonner des frappes contre les territoires sous son contrôle.
Les autorités congolaises dénoncent, quant à elles, une attaque jugée préoccupante, estimant qu’elle menace non seulement la sécurité des populations civiles, mais aussi le fonctionnement des activités aériennes dans la région.
Ce n’est pas la première fois que l’aéroport de Bangoka est pris pour cible. En février et en mars derniers, des attaques similaires avaient déjà été signalées. À l’époque, les FARDC avaient annoncé avoir neutralisé plusieurs drones avant qu’ils n’atteignent leurs objectifs, sans faire état de pertes humaines ni de dégâts importants.
Infrastructure stratégique située à environ 20 kilomètres du centre-ville de Kisangani, l’aéroport de Bangoka joue un rôle clé dans les opérations logistiques, militaires et le trafic aérien civil en RDC.
Cette nouvelle attaque survient dans un climat régional toujours tendu, malgré les initiatives diplomatiques et les tentatives de cessez-le-feu engagées pour mettre fin aux affrontements persistants dans l’Est du pays.
Dane News|✍️ Rédaction
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