Dans plusieurs provinces de la RDC, les structures sanitaires appuyées par des organisations non gouvernementales (ONG) affichent de meilleurs résultats en matière de survie infantile comparativement aux établissements publics non soutenus. Un constat qui met en lumière l’importance du partenariat entre le secteur public et les acteurs humanitaires dans la lutte contre la mortalité infantile.
Selon le Dr François, médecin et chef de bureau à la Division Provinciale de la Santé (DPS), les formations médicales bénéficiant de l’accompagnement des ONG disposent généralement de ressources supplémentaires, d’un encadrement technique renforcé ainsi que d’une expertise spécialisée. Ces appuis contribuent à améliorer considérablement la qualité des soins offerts aux nourrissons et aux jeunes enfants.
Les structures publiques non soutenues font face à plusieurs difficultés, notamment le manque de personnel qualifié, l’insuffisance de médicaments essentiels ainsi que l’absence d’équipements médicaux adaptésexplique-t-il.
À cela s’ajoutent des contraintes financières et logistiques qui limitent leur capacité à assurer une prise en charge efficace des enfants.
Pour le responsable sanitaire, les ONG jouent un rôle déterminant dans le renforcement du système de santé. Leur contribution ne se limite pas uniquement au financement des activités médicales. Elles interviennent également dans la formation continue du personnel de santé, l’approvisionnement en intrants médicaux et la mise en œuvre de programmes de prévention axés sur la santé maternelle et infantile.
Le Dr François estime qu’une collaboration durable entre les structures publiques et les ONG pourrait significativement améliorer les indicateurs de santé infantile en RDC. Il recommande la mise en place de partenariats fondés sur la confiance, la transparence et une vision commune du développement sanitaire.
Il plaide également pour une implication accrue des autorités locales, des communautés et des professionnels de santé dans la conception et l’exécution des programmes sanitaires afin de garantir leur efficacité et leur pérennité.
Enfin, il insiste sur la nécessité d’investir davantage dans la formation du personnel médical, tout en encourageant l’adoption de pratiques de soins innovantes et adaptées aux réalités locales pour réduire durablement la mortalité infantile.
Dane News | ✍️ Mireille M.













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