L’épidémie d’Ebola qui sévit actuellement en République démocratique du Congo (RDC) a franchi un nouveau seuil alarmant. Selon le dernier bilan communiqué lundi 17 août 2026 par les autorités congolaises, la maladie a déjà causé 2 325 décès sur 4 945 cas confirmés, faisant de cette flambée la plus meurtrière jamais enregistrée dans le pays.
Déclarée officiellement le 15 mai 2026, cette 17ᵉ épidémie d’Ebola s’est rapidement propagée dans plusieurs régions du pays, notamment dans des zones confrontées à des difficultés d’accès aux soins, à des infrastructures sanitaires insuffisantes et à une surveillance épidémiologique limitée.
Le bilan actuel dépasse désormais celui de l’épidémie de 2018-2020, qui avait fait 2 299 morts sur 3 381 cas confirmés. La situation actuelle est d’autant plus préoccupante qu’elle a atteint ce niveau de mortalité en seulement trois mois.
La flambée touche désormais six provinces, à savoir l’Ituri, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, la Tshopo, le Haut-Uélé et le Bas-Uélé. La forte mobilité des populations complique davantage le contrôle de la propagation du virus.
Cette épidémie est liée au variant Bundibugyo, pour lequel aucun vaccin ni traitement spécifique n’est actuellement disponible. Toutefois, plusieurs candidats vaccins sont en cours d’essai dans l’espoir de mieux contenir la propagation du virus.
Face à l’aggravation de la situation, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) espère parvenir à inverser la tendance au cours des trois prochains mois. Les autorités sanitaires et leurs partenaires doivent ainsi renforcer rapidement la surveillance, la prise en charge des malades et les mesures de prévention afin de limiter davantage les pertes en vies humaines.
Dane News | ✍️ Grâce Bakadipanda
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