La Commission épiscopale Justice et Paix de la CENCO a réuni, mercredi 16 septembre à Kinshasa, Patrick Muyaya, Martin Fayulu et Marie-Ange Mushobekwa autour du projet de dialogue national initié par le président Félix Tshisekedi.
Organisé au Centre interdiocésain, le panel avait pour objectif d’examiner les conditions, les perspectives et le caractère inclusif du processus. Les trois intervenants se sont accordés sur la nécessité d’un dialogue entre Congolais, mais leurs positions divergent sur son format et les acteurs appelés à y prendre part.
Pour Patrick Muyaya, ministre de la Communication et des Médias, il est encore prématuré de s’opposer au processus. Il estime que celui-ci peut évoluer au fil des consultations et soutient que le dialogue voulu par le chef de l’État n’exclut aucune composante.
Martin Fayulu défend une approche différente. L’opposant estime que le format actuel ne garantit pas suffisamment l’inclusivité du processus. Il plaide notamment pour l’élargissement des discussions aux acteurs engagés dans les pourparlers de Doha, afin que les différentes parties concernées par la crise puissent être associées à la recherche de solutions.
Marie-Ange Mushobekwa insiste également sur la nécessité d’un dialogue réunissant les différentes composantes nationales. Elle appelle à une décrispation politique permettant notamment la participation des Congolais vivant à l’étranger et considère que la CENCO et l’Église du Christ au Congo (ECC) peuvent jouer un rôle dans la facilitation du processus.
À l’issue de ces échanges, l’idée d’un dialogue fait donc consensus sur le principe, mais pas encore sur ses modalités. La suite du processus devra notamment préciser les participants, le cadre des discussions et le rôle de la CENCO et de l’ECC dans sa facilitation.
Dane News | ✍️ Emmany YAMBA KADIOTO
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