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Petits métiers à Kananga : entre débrouille, difficultés quotidiennes et espoir d’un avenir meilleur

Kananga, Kasaï-Central — Face au manque d’emplois stables, de nombreux jeunes de Kananga se tournent vers les petits métiers pour subvenir à leurs besoins quotidiens et soutenir leurs familles. Ces activités, souvent exercées dans des conditions précaires, constituent pour beaucoup une alternative au chômage et à l’inactivité.

Dans plusieurs quartiers de la ville, des jeunes exercent ainsi des activités qui ne correspondent pas toujours à leur formation ou à leurs aspirations professionnelles. Vente, services divers ou travaux journaliers : l’objectif reste le même, disposer d’un revenu, même modeste, pour faire face aux dépenses quotidiennes.

Des revenus irréguliers

Rencontrée au Ngenge Sport, à Kananga, Gustavine Tshiasuma explique que son activité lui permet de disposer d’une source de revenus, mais que les recettes restent insuffisantes pour couvrir l’ensemble de ses besoins.

Ce travail m’aide à avoir quelque chose, mais ce n’est pas toujours facile. Il y a des jours où les revenus sont faibles. Pourtant, nous avons des besoins à satisfaire, témoigne-t-elle.

À cette difficulté financière s’ajoute la fatigue liée aux conditions de travail. Malgré ces contraintes, la jeune femme poursuit son activité, qu’elle considère comme un moyen de conserver une certaine autonomie financière et de répondre à ses besoins essentiels.

Quand on n’a pas d’emploi stable, on est obligé de faire quelque chose 

Le constat est similaire pour Richard Kanku, qui travaille comme cabiniste. Il souligne les efforts nécessaires pour exercer ce métier, alors que les revenus restent variables d’un jour à l’autre.

Il y a des jours où on travaille pendant longtemps sans gagner suffisamment. Mais quand on n’a pas d’emploi stable, on est obligé de faire quelque chose pour pouvoir vivre, explique-t-il.

Son témoignage traduit une réalité plus large : pour une partie de la jeunesse de Kananga, l’exercice d’un petit métier ne relève pas nécessairement d’un choix professionnel, mais plutôt d’une nécessité économique.

Une solution immédiate face au chômage

Ces témoignages mettent en lumière les difficultés auxquelles sont confrontés de nombreux jeunes dans une ville où les possibilités d’emploi formel restent limitées. Les petits métiers leur permettent de générer des revenus, d'acquérir une expérience professionnelle et, dans certains cas, de contribuer aux dépenses familiales.

Mais pour plusieurs d’entre eux, cette situation ne constitue qu’une étape. Ils aspirent à accéder à des emplois plus stables, à développer leurs propres activités ou à bénéficier de formations susceptibles de renforcer leurs compétences.

À Kananga, les petits métiers apparaissent ainsi comme une réponse immédiate aux difficultés économiques. Derrière cette « débrouille » se trouvent des jeunes qui, malgré l’irrégularité des revenus et la pénibilité du travail, continuent à exercer une activité et à espérer de meilleures perspectives professionnelles.


Dane News| ✍️ Monique Tshitende


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