À l’issue de la récente conférence de presse du président Félix Tshisekedi, le journaliste motivateur et ambassadeur de la résilience entrepreneuriale en RDC, Dominique Domiprel Prevoste Mulamba, a exprimé son regret de ne pas avoir pu poser ses questions au Chef de l’État.
Dans un message à la fois critique, citoyen et engagé, ce communicateur congolais affirme qu’il ne participe jamais à une conférence de presse sans poser au moins une question. Mais cette fois-ci, regrette-t-il, il n’a pas obtenu d’invitation à l’échange avec le Président de la République.
Une chose est sûre, quand je suis dans une conférence de presse, je ne sors jamais sans poser au moins une question ,écrit-il d’entrée.
Dominique Domiprel Prevoste Mulamba explique également que même en cas d’invitation, rien ne garantissait qu’il obtienne la parole, évoquant notamment la gestion des interventions lors de la conférence par Tina Salama.
Mais au-delà de cette frustration, c’est surtout le contenu des trois questions qu’il souhaitait adresser au président qui retient l’attention. Des préoccupations sociales directement liées au vécu quotidien des habitants de Kinshasa.
Le coût du transport au cœur des inquiétudes
La première question concerne le transport en commun dans la capitale congolaise. Selon lui, un citoyen touchant environ 150 dollars par mois peut être contraint de dépenser jusqu’à 10 dollars par jour pour ses déplacements.
Pourquoi un kinois qui touche 100 dollars par mois peut payer 10 dollars par jour pour son transport, soit environ 300 dollars par mois, plus que son salaire simplement parce que les chauffeurs fixent les prix selon les humeurs et les heures en dépit de la grille tarifaire officielle ? s’interroge-t-il.
Une critique qui relance le débat sur l’anarchie dans la fixation des prix du transport urbain à Kinshasa, malgré l’existence de tarifs réglementés par les autorités.
La question sensible des garanties locatives
La deuxième préoccupation soulevée par Dominique Domiprel touche au secteur immobilier et aux pratiques des bailleurs.
Le journaliste dénonce le fait que plusieurs propriétaires continuent d’exiger jusqu’à dix mois de caution locative, alors que la législation congolaise prévoit une limite plus réduite.
Pourquoi les bailleurs continuent à exiger jusqu’à 10 mois de garantie de loyer, malgré que la loi prévoit 3 ? demande-t-il.
Cette situation est régulièrement dénoncée par de nombreux locataires kinois, confrontés à des exigences financières jugées excessives pour accéder à un logement.
Les arrestations policières dénoncées
Enfin, la troisième question porte sur les interventions des forces de l’ordre. Dominique Domiprel critique ce qu’il considère comme des arrestations abusives visant les citoyens ordinaires, tandis que certains criminels urbains échapperaient aux poursuites.
Pourquoi les policiers arrêtent abusivement la pauvre population, alors qu’ils sont incapables d’inquiéter les kulunas ? écrit-il.
Cette interrogation fait écho aux multiples plaintes formulées par des habitants de Kinshasa sur certaines pratiques policières et sur le sentiment d’insécurité persistant dans plusieurs quartiers.
Une voix qui se veut proche des réalités populaires
À travers cette sortie médiatique, Dominique Domiprel Prevoste Mulamba affirme vouloir porter les préoccupations des “vrais kinois”, estimant que certains journalistes ou acteurs publics seraient désormais déconnectés des réalités sociales de la population.
Ses trois questions mettent en lumière plusieurs préoccupations sociales majeures liées au coût de la vie, au logement et à la sécurité en République démocratique du Congo.
Dane News | ✍️ Rédaction














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