Kinshasa, RDC – La récente prise de position de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO) sur la question constitutionnelle continue d'alimenter le débat public en République démocratique du Congo. Depuis la ville de Kananga, l’honorable Paulin Kanku, autorité morale de la NAAGK, a exprimé son désaccord avec l'analyse développée par les évêques catholiques.
Réagissant à la déclaration rendue publique à Kinshasa par la CENCO, Paulin Kanku estime que les conséquences avancées par les prélats concernant un éventuel changement de la Constitution ne reposent pas sur une lecture suffisamment objective de la situation politique nationale. Selon lui, cette position ne reflète pas nécessairement l'ensemble des réalités et des enjeux qui entourent le débat institutionnel en cours.
Tout en prenant ses distances avec la position des évêques, l'honorable Paulin Kanku a tenu à rappeler son attachement à l'Église catholique. Il affirme demeurer un fidèle catholique pratiquant et continue de fréquenter l'Église comme à l'accoutumée.
Je reste catholique. Je prie toujours dans l'Église catholique et je demeure attaché à ma foi. Mais cela ne signifie pas que je dois partager toutes les positions prises par les évêques, soutient-il en substance.
L'autorité morale de la NAAGK considère que la décision prise par les responsables de la CENCO ne correspond pas à une réflexion suffisamment approfondie sur la question et qu'elle risque de créer davantage de confusion dans un débat qui mérite sérénité et responsabilité.
Selon Paulin Kanku, l'Église joue un rôle fondamental dans la société congolaise, notamment à travers l'encadrement spirituel des fidèles, la promotion des valeurs morales et l'accompagnement éthique de la nation. Toutefois, il estime que certaines matières relèvent exclusivement des institutions de la République et des acteurs politiques investis de la légitimité nécessaire pour les traiter.
Le rôle de l'Église est important dans l'accompagnement moral de la société. Mais certaines questions doivent être laissées aux institutions républicaines et aux acteurs politiquesfait-il observer.
Depuis Kananga, il plaide ainsi pour une distinction claire entre les responsabilités religieuses et les prérogatives des institutions publiques, estimant que chaque acteur doit intervenir dans les limites de sa mission afin de préserver l'équilibre institutionnel et la cohésion nationale.
Cette sortie de Paulin Kanku intervient dans un contexte marqué par de vives discussions autour de l'avenir institutionnel du pays, un débat qui continue de susciter des prises de position diverses au sein de la classe politique, de la société civile et des confessions religieuses.
Dane News | ✍️ Rédaction














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