Le compte à rebours a pris fin. À travers toute la République démocratique du Congo, 1.082.742 élèves finalistes ont entamé ce lundi 22 juin 2026 les épreuves ordinaires de la 59ᵉ édition de l’Examen d’État, un rendez-vous décisif qui marque l’aboutissement de plusieurs années d’études et ouvre les portes de l’enseignement supérieur et universitaire.
Parmi ces candidats figurent 483.842 filles, soit 44,6 % de l’effectif national, contre 598.900 garçons. Pendant quatre jours, du 22 au 25 juin, ces jeunes seront appelés à démontrer les connaissances et compétences acquises tout au long de leur parcours scolaire.
C’est à Lubumbashi, au Lycée Tuendelee, que la ministre d’État en charge de l’Éducation nationale et de la Nouvelle Citoyenneté, Raïssa Malu, a donné le coup d’envoi officiel de cette session 2026.
Dans un discours ferme, elle a placé la crédibilité de l’examen au cœur des enjeux de cette édition, rappelant que la valeur du diplôme d’État repose avant tout sur le mérite et l’intégrité.
Un diplôme n'a de valeur que s'il repose sur le mérite, la transparence, l'équité et la rigueura-t-elle insisté, mettant en garde contre toute tentative de fraude susceptible d’entacher la réputation de l’une des plus importantes évaluations nationales du pays.
La ministre a également appelé l’ensemble des acteurs impliqués dans l’organisation des examens , inspecteurs, enseignants, surveillants, chefs de centres, services techniques et forces de sécurité à assumer pleinement leurs responsabilités afin de garantir le bon déroulement des épreuves.
Au Kasaï-Central, l’événement a revêtu une importance particulière. À Kananga, le lancement provincial a eu lieu au Lycée Disuminyina sous la conduite du maire de la ville, Rose Muadi Musube, représentante du gouverneur Joseph Moïse Kambulu Nkonko.
Les chiffres témoignent de l’ampleur de la mobilisation dans cette partie du pays. La province éducationnelle Kasaï-Central 1 aligne 28.065 candidats répartis dans 82 centres de passation. À elle seule, la ville de Kananga accueille 14.346 finalistes, dont 6.476 filles, dans 38 centres.
Face aux candidats, les autorités ont insisté sur les valeurs de discipline, d’honnêteté et de confiance en soi, les encourageant à miser sur leurs acquis plutôt que sur d’éventuels raccourcis contraires à l’éthique scolaire.
Au-delà des statistiques, l’Examen d’État demeure l’un des moments les plus symboliques du système éducatif congolais. Pour plus d’un million de jeunes, ces épreuves représentent bien plus qu’une simple évaluation : elles constituent le passage vers une nouvelle étape de la vie, entre ambitions universitaires, aspirations professionnelles et espoirs d’avenir.
Durant quatre jours, toute une nation aura les yeux tournés vers ses finalistes, appelés à écrire, à travers leurs copies, la première page de leur avenir.
Dane News| ✍️ Rédaction
















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