Un collectif de responsables des sections provinciales de l'Union Nationale de la Presse du Congo (UNPC) a officiellement saisi le président national de l'organisation à travers un plaidoyer portant sur la révision de la décision relative aux modalités de rétrocession financière dans le cadre de l'opération de délivrance de la carte d'identité professionnelle des journalistes et assimilés.
Dans leur correspondance, ces sectionnaires saluent les avancées enregistrées sous la direction actuelle de l'UNPC, notamment le lancement de l'opération de vente des formulaires de demande de la carte d'identité professionnelle des journalistes, considérée comme une étape importante dans le processus de structuration et d'identification des professionnels des médias en République démocratique du Congo.
Cependant, les responsables provinciaux attirent l'attention de la direction nationale sur plusieurs contraintes auxquelles font face les sections à travers le pays. Ils évoquent notamment l'insuffisance des moyens de fonctionnement, l'absence de partenaires financiers capables d'accompagner leurs activités, la faible culture de cotisation parmi certains membres ainsi que les difficultés logistiques liées à l'étendue du territoire national.
À les en croire, la mise en œuvre effective de l'opération nécessite des déplacements réguliers dans les territoires, des séances d'accompagnement administratif, des activités de sensibilisation ainsi que des formations destinées aux journalistes appelés à obtenir leur carte professionnelle. C'est dans ce contexte que le collectif sollicite la révision de l'article 2 de la décision n°005/UNPC/CD/KKM-JZW/2026 portant modalités de rétrocession financière. Les signataires proposent l'application d'une rétrocession de 40 % à la source au profit des sections provinciales concernées afin de leur permettre de mieux assurer leurs missions administratives et opérationnelles.
Pour étayer leur démarche, les sectionnaires s'appuient également sur les dispositions statutaires et réglementaires de l'UNPC relatives à la gestion des ressources provenant notamment de la vente des cartes professionnelles et des cotisations des membres. Ils estiment que leur proposition s'inscrit dans le respect des textes qui régissent l'organisation tout en tenant compte des réalités de terrain.
En définitive, à travers ce plaidoyer, les responsables provinciaux réaffirment leur volonté d'accompagner les réformes engagées au sein de l'UNPC tout en appelant à une prise en compte accrue des réalités auxquelles sont confrontées les sections provinciales dans l'exercice de leurs missions.
Cette démarche, portée par plusieurs structures provinciales de l'Union à travers le pays, traduit une volonté commune de renforcer l'efficacité administrative et financière de l'organisation. Le plaidoyer est notamment signé par Jean-Marie Kassamba, président de l'UNPC/Kinshasa, assisté du secrétaire provincial Pierrot Mbuyi Saïdi ; Dieudonné Mwaka pour le Kongo-Central ; Ma Gloire Bolunda, président de la section Tshopo, accompagné du secrétaire Sébastien Mulamba ; Esther Nkonge, cheffe de section du Grand-Équateur ; Mathias Makolovera pour le Tanganyika ; Grâce Mbambi wa Mbambi pour le Maniema ; Jacques Emange pour le Bas-Uélé ; Darius Ditoka pour le Sud-Kivu ; ainsi que Narcisse Kabamba, président de la section Lualaba, assisté du secrétaire Steve Mumba.
Dane News | ✍️ Dominique Prevoste Mulamba, le journaliste motivateur











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