À Kananga, les élèves sourds et malentendants du Centre Mpandilu ont repris les cours depuis le 1er septembre, mais leur formation reste confrontée à un déficit de matériels pédagogiques adaptés et d’équipements professionnels. L’administration et les apprenants sollicitent un appui accru des autorités.
La rentrée scolaire a repris au Centre Mpandilu de Kananga, où les élèves sourds et malentendants poursuivent leur formation scolaire et professionnelle dans des conditions jugées difficiles. Le principal obstacle demeure l’insuffisance de matériels pédagogiques adaptés à leurs besoins ainsi que le manque d’équipements nécessaires aux travaux pratiques.
L’établissement dispose pourtant d’enseignants formés à la langue des signes pour assurer l’encadrement des apprenants. Mais, selon Berthe Tshibola Tshikubi, assistante sociale chargée de l’administration du centre, l’absence de matériels adaptés limite les conditions d’apprentissage et complique l’acquisition des compétences. Nous avons des enseignants formés à la langue des signes, mais nous avons besoin de matériels pédagogiques adaptés aux besoins spécifiques de nos apprenants , explique-t-elle.»
Au-delà de l’enseignement théorique, les difficultés concernent également les filières professionnelles proposées au sein du centre. En coupe et couture, par exemple, les apprenants font face à un manque de machines à coudre en bon état.
Omoyi, élève au Centre Mpandilu, appelle les autorités à intervenir pour améliorer les conditions de pratique.
Nous souhaitons avoir de bonnes machines à coudre afin de pouvoir apprendre et pratiquer correctement ce métier, plaide-t-elle.
La situation est similaire dans la filière menuiserie, où les apprenants disent manquer d’instruments indispensables aux travaux pratiques. Sangamayi Mutombo demande également un appui en équipements.
Nous n’avons pas d’équipements de travail. Nous voulons que les autorités mettent à notre disposition les instruments nécessaires, déclare-t-il.
Pour l’administration et les apprenants, le renforcement des équipements permettrait non seulement d’améliorer la qualité de la formation, mais aussi de donner aux élèves les moyens de développer des compétences professionnelles susceptibles de favoriser leur autonomie et leur insertion socio-économique.
Malgré ces difficultés, les élèves poursuivent leur formation avec l’objectif d’apprendre un métier et de préparer leur avenir.
L’administration du Centre Mpandilu en appelle ainsi aux autorités et aux partenaires susceptibles d’intervenir dans le secteur de l’éducation spécialisée, afin de fournir des matériels pédagogiques adaptés et des équipements professionnels aux différentes filières.
L’objectif, selon le centre, est de permettre aux élèves sourds et malentendants de bénéficier de conditions d’apprentissage leur permettant de développer pleinement leurs compétences.
Dane News — Kananga |
Monique Tshitende et Albertine Bantakanya
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