À Goma, la perspective d’un cessez-le-feu reste suspendue à des garanties sécuritaires claires. Le chef de la MONUSCO, James Swan, a posé des exigences fermes : sans mesures concrètes sur le terrain, aucune trêve ne pourra tenir dans la durée.
Parmi les conditions avancées figurent notamment l’arrêt de l’utilisation de drones à des fins offensives, la fin du brouillage des signaux GPS, la libre circulation des équipes onusiennes ainsi que la sécurisation de l’espace aérien. L’objectif est de garantir un mécanisme de suivi fiable et efficace du cessez-le-feu.
Le message de la MONUSCO est clair : la protection des populations civiles demeure une priorité absolue, alors que les violences persistent dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Cette initiative s’inscrit dans la continuité des efforts diplomatiques menés par la mission onusienne, dont le mandat a été récemment renouvelé par le Conseil de sécurité. Après Beni et Bunia, Goma constitue une nouvelle étape dans la série de consultations entreprises pour tenter de relancer une dynamique de paix.
Mais sur le terrain, un constat s’impose : sans un engagement sincère et durable des parties prenantes, toute tentative de cessez-le-feu restera fragile.
Dane News|✍️ Rédaction













0 Commentaires