Faute de raccordement à un réseau fiable, les habitants dépendent souvent de puits ou de sources non aménagées, parfois insalubres. Cette situation touche particulièrement les femmes et les enfants, contraints de consacrer plusieurs heures à la recherche de l’eau.
Chaque matin, nous devons marcher loin avec nos enfants pour remplir quelques bidons. C’est très difficile , témoigne une habitante du quartier.
Cette corvée quotidienne perturbe également l’éducation des enfants, souvent en retard à l’école ou fatigués après les longues files d’attente aux points d’eau. Sur le plan sanitaire, l’utilisation d’une eau non traitée expose la population à plusieurs maladies, notamment les diarrhées et les infections intestinales.
Parfois nous utilisons l’eau des puits même lorsqu’elle n’est pas propre, parce que nous n’avons pas d’autre choix ,
Outre les conséquences sanitaires, cette pénurie d’eau a aussi un impact économique. Certaines familles sont obligées d’acheter de l’eau auprès de vendeurs privés, augmentant ainsi leurs dépenses quotidiennes.
Selon les habitants, le problème est lié au manque d’infrastructures hydrauliques et à l’absence d’un réseau de distribution efficace dans cette partie de la ville. Malgré quelques initiatives communautaires pour entretenir les points d’eau disponibles, les solutions restent insuffisantes face à la demande croissante.
Les habitants de Kelekele lancent ainsi un appel aux autorités et aux partenaires au développement afin de renforcer les infrastructures d’approvisionnement en eau potable et améliorer les conditions de vie de la population.
Dane News | ✍️ Monique Tshitende















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